Le 16 février 2026, la Philharmonie de Paris vibrait d’une belle énergie. L’AAJRE y célébrait ses cinq ans d’engagement au cœur de l’exposition immersive Captifs du Temps d’Alžběta Wolfová – une installation produite par la Fondation Signature en collaboration avec la Philharmonie et le Muséum national d’Histoire naturelle. Arts visuels, musique et sciences s’y mêlaient autour d’une question : comment habitons-nous le temps ?
La Chronolanterne, sculpture animée et sonore portée par les compositions d’Étienne Gauthier, éclairait l’espace. Le Quatuor Magenta, quatre jeunes femmes aux parcours multiculturels, finalistes du Prix Fabuleuse Signature 2025, a traversé Dvořák, Rimski-Korsakov et Ligeti avec une élégance délicieuse.
Ce soir-là, la Fondation Signature ne fêtait pas seulement des anniversaires. Elle annonçait aussi une nouvelle ambition : le Prix du Journalisme Végétal, lancé par l’AJJH (Association des Journalistes du Jardin et de l’Horticulture), dont elle est un mécène fondateur. Xavier Gerbeaud, président de l’AJJH, et Isabelle Vauconsant présentait le prix devant les finalistes déjà engagés , étudiants de l’ESAJ et du CFPJ, tandis que Natalia Logvinova Smalto rappelait la cohérence du geste : les jardins, comme les œuvres d’art et le journalisme engagé, nous invitent à ralentir, observer, comprendre notre place dans l’équilibre fragile du vivant.
Un prix pour donner voix aux plantes
L’AJJH a créé le Prix du Journalisme Végétal, qui propulse de jeunes journalistes et paysagistes au cœur des enjeux botaniques et écologiques. Six bourses financeront des reportages multimédias ambitieux – biodiversité, alimentation durable, paysages résilients – avant un grand prix décerné en septembre. Date limite de remise : 30 juin 2026.
Sous la présidence de la botaniste Véronique Mure et le parrainage de Jérôme Clément (ex-Arte), le jury promet une exigence à la hauteur des défis.
Derrière l’initiative : la Fondation Signature, la Bambouseraie en Cévennes, Botanic, Destination Angers et Sapho. Une belle coalition pour que le végétal trouve enfin les plumes qu’il mérite.