Le 12 mars, les adhérent·e·s de l’AJJH se retrouvaient dans l’écrin feutré de la délégation générale de Wallonie-Bruxelles, boulevard Saint-Germain à Paris. Au programme : la remise de l’annuaire annuel, des retrouvailles chaleureuses entre les membres de notre association qui fait vivre la presse végétale, et une conversation.
Le président
C’est dans cette atmosphère de convivialité professionnelle que Xavier Gerbeaud a rappelé l’ensemble des activités de l’année, rassemblées dans les premières pages de l’annuaire et accueilli les nouvelles et nouveaux.
L’interview
Puis, Sylvie Ligny, journaliste de l’association, a tendu son micro à Véronique Mure. Botaniste et ingénieure en agronomie tropicale, Véronique Mure œuvre depuis plus de 25 ans à la valorisation du patrimoine végétal des jardins et paysages. Ce soir-là, elle présentait son dernier ouvrage, en avant-première de sa sortie officielle : « Être un arbre dans la ville », publié aux éditions Atelier Baie.
Le livre pose une question d’une apparente simplicité : que vit un arbre lorsque la ville l’enserre de toutes parts, aspirant l’air entre les façades et le goudron ? Pour y répondre, Véronique Mure ne se contente pas de la science. Elle recompose cinq siècles d’histoire, des premières plantations urbaines jusqu’à nos boulevards contemporains. Elle ressuscite notamment la sagesse d’Alphonse du Breuil, premier arboriculteur urbain, qui affirmait dès 1873 que la présence des arbres était presque aussi vitale pour l’homme que celle des plantes herbacées.
Mais c’est le ton qui frappe. L’ouvrage mêle érudition botanique et prose sensible, doublée d’un travail photographique signé par l’auteure elle-même et par le photographe Geoffroy Mathieu – des images qui constituent bien plus qu’une illustration, une documentation vivante du végétal urbain.
Une soirée qui a rappelé pourquoi l’AJJH existe : pour que le végétal continue de trouver, dans le journalisme, des voix à sa hauteur.
Photos : Laurent Guichardon / Vidéo : Isabelle Vauconsant




